Témoignage de Charles-Edouard Vincent, administrateur de la Fondation

La Fondation Société Générale C’est vous l’avenir compte douze administrateurs : six représentants du groupe Société Générale, et six personnalités qualifiées qui ont accepté de mettre leur expertise au service de la Fondation. Rencontre avec l'une d'entre elles, Charles-Edouard Vincent.

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Fondateur de Lulu dans ma rue, président d’honneur d’Emmaüs Défi. 

Je participe depuis plusieurs années aux travaux de la Fondation Société Générale et j’apprécie la façon dont cette entreprise s’engage sur les questions d’insertion : dans la continuité et la durée, en y mettant des moyens importants, en soutenant des projets qui essaient de s’attaquer aux causes de l’exclusion et de construire des modèles nouveaux, avec une part d’innovation sociale qui est très importante pour moi.  

Dans mon expérience d’entrepreneur social, j’ai pu mesurer les impacts positifs de ce soutien quand nous avons créé Emmaüs Défi : grâce à la Fondation, nous avons pu financer les travaux et l’équipement d’un bric-à-brac géant de 5000 m2 à Paris, qui accueille aujourd’hui 200 salariés Emmaüs Défi, dont 150 sont des personnes qui étaient auparavant à la rue ou en très grande difficulté. J’ai pu apprécier aussi le soutien de Société Générale - en tant qu’investisseur socialement responsable, cette fois - quand j’ai créé plus tard l’entreprise d’insertion Lulu dans ma rue, sur le principe de conciergeries de quartier qui mettent en relation des travailleurs ayant des compétences particulières avec les Parisiens en quête de services du quotidien.  

Avec ce même regard d’entrepreneur social, je suis très intéressé par le rapprochement, au sein de la nouvelle fondation, entre insertion par le travail et mécénat musical. Les deux sont complémentaires, il y a une vraie cohérence à les rapprocher dans la perspective d’une société plus inclusive. Si le travail et la formation sont par définition orientés vers la productivité, et la musique vers une forme d’expression libre, de gratuité, ce sont tous, sous des formes différentes, des outils pour se reconstruire. Quand nous accueillons des personnes en exclusion sociale chez Emmaüs Défi ou Lulu dans ma rue, nous travaillons beaucoup avec elles sur les questions « quelle est ma valeur », « comment je me définis ». Chacun de nous a une valeur parce que chacun a des compétences, sait faire des choses, peut travailler et être utile aux autres. La musique peut être une autre façon de se redéfinir autour de quelque chose qu’on sait faire, en donnant du plaisir aux autres et en se faisant plaisir à soi-même.  

De même, les notions d’excellence et d’exigence, qui sont très fortes dans la musique et le mécénat musical de Société Générale, sont une source d’inspiration dans mon travail autour de l’insertion. Mon expérience m’a montré que ce n’est pas parce que des personnes sont dans des situations de grande difficulté sociale qu’elles ne sont pas capables d’excellence. On retrouve-là le message qui est dans le nom même de la nouvelle fondation. « C’est vous l’avenir », cela veut dire « je crois en toi », et c’est un superbe message d’espoir ! 

Je suis très intéressé par le rapprochement, au sein de la nouvelle fondation, entre insertion par le travail et mécénat musical. Les deux sont complémentaires, il y a une vraie cohérence à les rapprocher dans la perspective d’une société plus inclusive. Ce sont tous, sous des formes différentes, des outils pour se reconstruire. »« Je suis très intéressé par le rapprochement, au sein de la nouvelle fondation, entre insertion par le travail et mécénat musical. Les deux sont complémentaires, il y a une vraie cohérence à les rapprocher dans la perspective d’une société plus inclusive. Ce sont tous, sous des formes différentes, des outils pour se reconstruire.

Charles-Edouard Vincent